Pièce unique en céramique raku
Dimensions sculpture H 61 x L 55 x P 45 cm
Envoi dans caisse de transport sur mesure en bois/ habillage mousse et papier bulles
Pour voir le processus de création de cette sculpture + de photos ici : https://www.flickr.com/photos/melaniebourget/albums/72177720330388363/
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Cette œuvre est une réinterprétation moderne et audacieuse de Marianne, la figure allégorique de la République française. C’est un buste en céramique raku qui bouscule les codes classiques pour ancrer le symbole dans une réalité contemporaine, voire punk.
Mélanie Bourget conserve les attributs traditionnels de Marianne tout en les détournant.
Le Bonnet Phrygien : Présent, mais porté avec une attitude plus décontractée, presque comme un accessoire de mode urbaine.
Le bras levé évoque immédiatement le célèbre poster « We Can Do It! » de Rosie la Riveteuse. Cela déplace le symbole de la liberté guidant le peuple vers une forme d'empowerment féminin et de force ouvrière/populaire.
L'artiste jour avec le Contraste Ancien / Moderne
Le choix des tatouages est l'élément le plus frappant. Ils recouvrent la peau de la statue, transformant le marbre froid habituel en une peau "vécue".
Les tattoos version old school représentent les symboles de la devise officielle de la France depuis 1848 qui fait partie de notre patrimoine national.
On y voit par exemple des hirondelles représentant la liberté, des mains serrées pour la fraternité et la balance symbole d'égalité sur le bras.
Tout cela humanise l'allégorie : Marianne n'est plus une déesse intouchable, elle est une femme d'aujourd'hui, marquée par son histoire et ses convictions.
La texture de la peau, sillonnée des fines craquelures du raku, donne une impression de fragilité ou d'ancienneté qui contraste avec l'expression faciale très énergique. On dirait une idole ancienne qui s'est réveillée dans le monde moderne.
Contrairement aux Marianne stoïques des mairies, celle-ci a une expression bien marquée, elle crie. C'est une Marianne en colère, engagée, qui porte une voix de protestation.
Cette œuvre traite de la réappropriation des symboles nationaux. Elle suggère que la République n'est pas une idée figée dans le passé, mais une entité vivante, parfois rebelle, et résolument ancrée dans la diversité des cultures populaires (tatouage, street culture).
C'est une œuvre qui parle de résistance et de vitalité.
